Le chef d’AQMI, Abdelmalek Droukdel, tué par l’armée française au Mali

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Le chef d’AQMI, Abdelmalek Droukdel, tué par l’armée française au Mali

Le leader d’Al-Qaida au Maghreb islamique a été tué au Mali par les forces françaises mercredi, a affirmé sur Twitter la ministre des armées, Florence Parly.

Le leader d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdel, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, a affirmé, vendredi 5 juin, sur Twitter la ministre des armées, Florence Parly.

Ce chef historique du djihad en Afrique, commandant de plusieurs groupes sahéliens, a été tué mercredi, a précisé la ministre. « Plusieurs de ses proches collaborateurs » ont également été « neutralisés »« Ce combat essentiel pour la paix et la stabilité dans la région vient de connaître un succès majeur », a-t-elle ajouté.

Ce combat essentiel pour la paix et la stabilité dans la région vient de connaître un succès majeur.

Le 3 juin, les forces armées françaises, avec le soutien de leurs partenaires, ont neutralisé l’émir Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droukdal et plusieurs de ses proches collaborateurs, lors d’une opération dans le nord du Mali.

Le chef d’AQMI, dont le nom est parfois aussi orthographié Droukdel, a reçu l’allégeance de plusieurs groupes djihadistes actifs au Sahel, rassemblés depuis 2017 au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), dirigé par le touareg malien Iyad Ag-Ghali.

Un « cadre important de l’EIGS » capturé

La France a revendiqué également, vendredi soir, la capture d’un « cadre important de l’EIGS », le groupe djihadiste Etat islamique (EI) au Grand Sahara, rival du GSIM au Sahel et désigné ennemi numéro un par Paris.

« Les opérations contre l’EIGS, l’autre grande menace terroriste dans la région, se poursuivent également. Le 19 mai, les forces armées françaises ont capturé Mohamed el Mrabat, vétéran du djihad au Sahel et cadre important de l’EIGS », a annoncé Mme Parly dans un autre tweet.

La force française anti-djihadiste Barkhane, forte de plus de 5 000 militaires, multiplie ces derniers mois les offensives au Sahel, pour tenter d’enrayer la spirale de violences qui, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait 4 000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, cinq fois plus qu’en 2016 selon les Nations unies.

La rédaction