CÔTE D’IVOIRE/LES ÉPOUSES DES DÉTENUS PRO-SORO S’ADRESSENT DIRECTEMENT À OUATTARA : « LIBÉREZ NOS MARIS »

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LES ÉPOUSES DES DÉTENUS PRO-SORO S’ADRESSENT DIRECTEMENT À OUATTARA : « LIBÉREZ NOS MARIS »

Les épouses des prisonniers politiques du mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS) de Guillaume Soro se sont exprimées pour la première fois depuis l’arrestation de leurs maris le 23 décembre 2019, pour troubles à l’ordre public.

Dans une série de vidéos diffusée sur la toile ce dimanche 26 juillet 2020, marquant l’an 1 d’existence de GPS, les femmes des détenus politiques proches de l’ex-président de l’Assemblée nationale ont appelé le président de la République Alassane Ouattara à libérer leurs époux détenus « illégalement » et « sans jugement » depuis plus de sept mois dans les prisons ivoiriennes.« Ce n’est pas facile d’être en prison.

Je prie en ce jour pour vous. Je demande au président, lui qui est le garant moral de cette nation, de prendre compassion de vous, lui qui a subi cette même injustice hier. Je lui demande d’écouter la voix de Dieu, parce que Dieu parle, (…) qu’il vous libère », s’est adressée avec peine Mme Marc Ouattara, l’épouse du président de l’Union des soroistes (UDS) au chef de l’Etat.

Comme elle, les autres épouses des détenus pro-Soro se sont tour à tour exprimées dans une capsule vidéo de moins de deux minutes pour apporter leur soutien à leurs époux et surtout remercier le président de GPS pour son assistance depuis l’arrestation de leurs maris.« C’est difficile pour nous, loin de nous et nos enfants qui en souffrent énormément.

Seule la foi nous permet de tenir. Je dirai à mon époux de tenir bon. Et de se dire qu’il ne s’agit que d’une épreuve à surmonter, d’un mauvais moment à passer et que la suite de nos vies communes en vaudrait la peine. C’est cette pensée qui m’anime et me permet de penser au quotidien.Et donc de demeurer fort », a déclaré avec tristesse Mme Tehfour Koné, l’épouse du conseiller municipal d’Abobo. Même son de cloche pour Mme Souleyamne Kardioula, épouse du maire de Bassawa.

« Depuis la situation que nous vivons, à savoir leur emprisonnement, ce n’est vraiment pas facile de vivre loin de nos époux avec nos enfants. Nous avons mal, très mal… », a-t-elle témoigné.Pour rappel, ces pro-Soro avaient été arrêtés après le retour avorté le 23 décembre 2019, de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire. Ils sont au nombre de 15 dont 5 députés, un maire et le petit frère de l’ancien président de l’Assemblée nationale.

La rédaction