Affaire Soro-Ouattara : Les vérités crues du pape François sur la manipulation de la justice

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Affaire Soro-Ouattara : Les vérités crues du pape François sur la manipulation de la justice
Pope Francis speaks as he meets 400 children from different religions who came on a train to the Vatican, in the San Damaso courtyard, at the Vatican, Saturday, June 8, 2019. (AP Photo/Andrew Medichini)

Simple coïncidence ou désaveu subtil du pouvoir en place à Abidjan ? L’homélie du Pape François, ce Mardi 28 Avril, à quelques encablures du procès de Guillaume SORO pour recel de fonds et blanchiment de capitaux retentit comme une réaction de dépit, devant la situation de pourrissement qui prévaut actuellement en Côte d’Ivoire.

S’exprimant sur les dérives démocratiques encore observées dans certains pays, le Souverain Pontife déclarait : ‘’Aujourd’hui aussi nous voyons cela: aujourd’hui aussi cela arrive, dans certains pays, quand on veut faire un coup d’Etat ou « se débarrasser » de certains hommes politiques pour qu’ils ne puissent pas se présenter aux élections, on fait cela: de fausses informations, des calomnies, ensuite on s’en remet à un juge de ceux qui aiment faire jurisprudence avec ce positivisme « situationniste » qui est à la mode, et ensuite il condamne. C’est un lynchage social….’’.

*Ce commentaire du Pape François découlant d’une analogie avec la condamnation injuste infligée au Christ, semblait clairement faire allusion, ou tout au moins se rapporter au cas SORO, poursuivi par la justice Ivoirienne, pour des faits antérieurs à l’avènement au pouvoir d’Alassane OUATTARA en 2011, donc 9 ans après le changement de régime en Côte d’Ivoire.

Cette intervention du chef de l’église catholique Romaine a été largement interprétée par les partisans de l’ex-Premier ministre, comme un désaveu du régime OUATTARA, ce après l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme (CADH) ordonnant le 22 Avril dernier au Gouvernement Ivoirien de surseoir aux poursuites judiciaires contre Guillaume SORO et ses proches.

Notons qu’une semaine après l’ordonnance de la Cour de justice de l’Union Africaine et 24 heures après la condamnation par contumace à 20 ans de prison de l’ancien chef du parlement Ivoirien, candidat déclaré à la présidentielle d’Octobre prochain, le Gouvernement Ivoirien a annoncé le retrait ‘’de la déclaration (du pays) de compétence du protocole relatif à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples qu’il émis le 19 Juin 2013 en application de l’article 34 alinéa 6 dudit protocole’’.

Lire aussi : Côte d’Ivoire: Soro-Ouattara, qui gagnera cette guerre et au profit de qui?

Operanews