COTE D’IVOIRE : ABSENCE TRÈS REMARQUÉ DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE À LA PRESTATION DE SERMENT DE OUATTARA

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Ouattara Alassane a prêté serment ce Lundi 14 décembre pour un 3ème mandat à la tête de l’état de Côte d’Ivoire au palais présidentiel d’Abidjan. Comme vous le savez, l’absence à cette cérémonie de prestation de serment de l’église catholique a été très remarqué par bon nombre d’observateurs.

Cette absence de l’église catholique sonne comme un désaveu, voire même un boycott pour Ouattara et son régime. Grand observateur de la politique ivoirienne, le journaliste écrivain, le Père Basile Diané nous details cet « acte fort » de ses paires. Il a été bien souvent reproché à l’Eglise catholique de Côte d’Ivoire de ne pas prendre bien souvent position pour la vérité et pour la défense des plus faibles. Je pense qu’aujourd’hui on peut dire que c’est chose faite.

Elle a clairement exprimé par un boycott intelligent, sa présence à une investiture confligène. Le message de l’église est clair. Même si le doyen du corps diplomatique y était au nom de la communauté internationale, il reste que sur le plan local, l’élection du président de la République pose pour cette fois, un véritable problème de vérité, de justice et de réconciliation. Et cela le cardinal Kutwa l’a encore rappelé, le 14 novembre dernier à la cathédrale. Il a dit clairement qu’il ne suffit pas d’organiser une élection confligène née d’une interprétation équivoque et suspecte de la constitution, d’en déclarer un vainqueur et de penser que la paix va advenir.

Les évêques par leur absence à l’investiture du 14 décembre 2020 que je salue et justifie légitiment, viennent nous rappeler que le malaise politico social en Côte d’Ivoire est profond et réel. Ils viennent nous rappeler que la forfaiture, le mensonge et la dictature ne doivent pas être cautionnés en aucune manière. Aucun Ivoirien ou aucun Africain digne de ce nom ne doit alors jamais abdiquer face au faux, au trucage électoral et au viol flagrant d’une constitution.

En Côte d’Ivoire, nous ne devons pas cesser de prier jusqu’à ce que se rétablissent la justice et un véritable Etat démocratique. Nous devons croire en la force de la prière qui peut fléchir le cœur de Dieu pour l’avènement d’un pays de droit et de justice surtout que tous, nous avons démissionné et été gagnés par la couardise, la peur et la lâcheté. C’est Dieu qui peut nous sauver et doit nous sauver.

Il le faut pour que nous retrouvions tous nos exilés et tous ceux qui croupissent en prison dans une quasi indifférence. Gardons la foi et l’espérance. Merci à nos évêques pour leur message spirituel à bien comprendre et décrypter.

Père Basile Diané, curé de paroisse

Ecrivain-journaliste