Poutine met en scène le retour russe en Afrique

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FILE- In this Friday, June 28, 2019 file photo, Russian President Vladimir Putin, right, and South African President Cyril Ramaphosa gesture prior to their talks on the sidelines of the G-20 summit in Osaka, western Japan. Putin is following China's lead and making a splashy bid for influence in Africa, hosting the majority of the continent's leaders this week in the first-ever Russia-Africa Summit. The Kremlin has said 47 of the continent's 54 heads of state or government are expected to attend.(AP Photo/Alexander Zemlianichenko, Pool)

Poutine reçoit à Sotchi Une quarantaine de chefs d’Etat Africain pour renforcer la coopération économique et militaire.

Rien de mieux pour faire tiquer un spécialiste russe de l’Afrique que d’évoquer un « retour » de la Russie sur le continent. « Nous avions une présence plus importante à l’époque soviétique, mais la Russie n’est jamais vraiment partie », plaide Alexandra Arkhanguelskaïa, spécialiste de l’Afrique australe au sein de l’Institut de l’Afrique à Moscou.

Et pourtant : en 1992, signant la fin de son ambitieuse politique africaine de la guerre froide, Moscou annonçait la fermeture de neuf ambassades et quatre consulats sur le sol africain ; vingt-sept ans plus tard, la Russie de Vladimir Poutine accueille en grande pompe son premier sommet africain, à Sotchi, sur la mer Noire.

Officiellement consacré aux coopérations économiques, l’événement a des allures de démonstration de force. Les 23 et 24 octobre, M. Poutine devait accueillir jusqu’à quarante chefs d’Etat de la région, soit bien au-delà des zones d’implantation traditionnelles russes en Afrique du Nord et Afrique australe.Article réservé à nos abonnés Lire aussi « En Afrique, la Russie sème des petits cailloux et attend de voir ce que ça donne »

« Ce n’est pas vraiment dans ce genre d’enceintes que se résolvent les problèmes, note Fiodor Loukianov, un analyste réputé proche du pouvoir. La portée est d’abord symbolique. » En d’autres termes, à l’heure où la Russie tourne le dos à l’Occident, il convient de montrer que les alternatives existent. « La logique est la même du côté des Africains, relève Tatiana Kastouéva-Jean, de l’Institut français des relations internationales. Une telle rencontre permet d’exciter la rivalité des autres puissances, notamment de celles qui ont des moyens bien supérieurs à la Russie. »

Relative fragilité

Si Moscou met parfaitement en scène ses amitiés africaines, la réalité de la présence russe sur le continent est encore limitée.

Source le monde

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